D'une majuscule à un point, les auteurs du net nous livrent, aujourd'hui et demain, leurs mots aux travers de leurs poemes. Dans le coeur de tous les écrivains du net, l'amour de la poesie est présent.



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Incomprehension
Mélange inconditionel et excessive
D’une âme pertubée et saignée
Enveloppe froide comme l’acier
Jeyser de mille feux, coulant, maladive
Creusant la pierre de ses ongles
Me recouvrant de braises
Me liant à ce monde par sa sangle
Perçant mon crane de sa seve
Contaminant le rationnel
Irradiant la pensée
Vision chaotique irréel
Plaines aux collines cendrées
Parcouru du torrent de mes larmes
Serpentant entre les ruines de mon esprit
Blizzard hurlant de "l’incompris"
Soulevant la poussiere de mon âme
Tournoyant en ce ciel macabre
dansant de leur marriage
créant de leur sombre alliage
Le vengeur corbeau d’ambre
S’envolant jusque moi
M’arrachant les yeux de son bec
les éclatant de ses pattes aussi sec
Agonisant, je pleure, je hurle face à toi
Tu es la source de mes douleurs
Les prémices de ma perte
Mais je t’aime par mes pleurs
Souffrance contagieuse de chaque être
Le : 07/11/2004 00:29 Commentaire(2)

Passade
Ouverture d’un passage
Perception d’un nouveau monde
L’effleurant, je le sonde
Espérant y trouver un étalage
De nouvelles sensations
M’y mettant corps et âme
me jetant dans cet abandon
Je lui offre mes charmes
Sous l’attente d’une réponse
Je patiente déchiré
Voulant la posséder
Mais il ne reste qu’une once
D’un espoir tari
Quand elle me dit
Ne plus vouloir essayer
Me sentant opprimé
Par cette nouvelle tranchante
La rage me prend au ventre
Déclarant, à jamais
Je ne te reverrais
Croyant trouver mon égal
J’en reviens le coeur meurtri
Ne comprenant pas ce tel dam
Je erre sans habit
Dans les catacombes de Lucifer
Nu, demandant son étreinte
De façon idolâtre
Pour éguiser mes serres
Sur ces sentiments humains
Mon coeur sera de glace
Je ne supporte plus ce chagrin
Me mutilant la face
Le : 12/07/2004 00:00 Commentaire(2)



Trouble
Incertitude continuelle
Impression d’inutilité
Tout doit s’arrêter
Ce mal est perpétuel
Plus rien n’a de sens
Tu ne sais ce que tu fais
Ai-je récolté ce que j’ai semé?
Ayant perdu cette présence
Je ne comprend plus rien
Je cherche désespérément
Ce son est omniprésent
Ravageant mon jardin
Me mettant à genoux
Troublant les couleurs
Invoquant la peur
Détruisant ce tout
Lui donnant une place
Dans un espace saturé
Besoin de m’exprimer
De me libérer de cette masse
Pesant sur mon âme
D’un éclat infâme
Ne sachant la cerner
Essayant de la matérialiser
Sous forme de pensées
Qui es-tu?
Que cherches-tu?
L’équilibre s’est dérobé
Je m’écroule intérieurement
Chair d’argent
Esprit de verre pilé
Le : 01/07/2004 00:00 Commentaire(3)

Meurtre
La nuit recouvre le monde
Tu marches sous son bras
La ruelle est si sombre
Ton esprit s’en va
Un sentiment te submerge
L’impression d’un danger
Leurs ombres émergent
Tu continues d’avancer
Tu entends leurs pas
Echos le long de ton echine
Frisson intensément subtil
Ta machoire se broie
Tes poings se contractent
Ton regard s’enfuie
Puis plus aucun bruit
A part la chaine qui frappe
Tu arrêtes d’avancer
Tes yeux sont exorbités
Ils sont trois en face de toi
Trois démons, trois rats
Le premier a une batte d’ébène
Le second un couteau de chasse
Le troisième a une longue chaine
Ou crois-tu aller pétasse?
Le temps se fige brutalement
Tes pensées sont tétanisées
La maison est à coté
Leurs rires te piquent ardemment
Leurs ombres glissent sur l’asphalte
Le temps se fige dans l’espace
Puis c’est le premier impact
Ta tête s’arrache de sa masse
La nuit s’illumine de mille feu
Ton corps flotte dans les airs
Puis ton dos touche à terre
Craquement douloureux
La lumière s’atténue lentement
Tu te remets à genoux
Ouvrant ta bouche, hurlant
Geyser de dégouts
Fontaine rougeâtre
Imprégnant mes habits
Au son de mes cris
Me transformant en âtre
Brûlant de ces flammes
Consumant mon âme
Puis ma voix s’arrêta
Ma tête retomba
Mon cou se dessina
Dans un dernier rictus
Vomissant sin corpus
Ma vie s’écoulait
Le temps s’accéléra
Je marchais
Je ne sais plus pourquoi
Je les ai rencontré
Ils m’ont tués
Qu’ai-je fais?
Je ne comprend pas
Le : 23/04/2004 00:00 Commentaire(6)



Communion d'éphémère
Je suis à la fenétre
Je regarde les étoiles
Ce firmament, ce voile
Aux couleurs de mon être
Le vent caresse mon visage
Ma peau à nu se durcit
Seul armure, seul habit
Le ciel se voile de nuages
Et j’entends le tonnerre
Son bruit emplit ma chaire
Je ferme les yeux
Levant la tête vers les cieux
J’attends le moment fatidique
Mes muscles sont titanisés
Par l’attente de son baiser
Soudain ses lévres me piquent
Et marque mon front
C’est son premier don
Alors j’attrape la lame
Souvenirs passés de ces charmes
Ayant sillonés ma peau
Imaginant mon charnel
Selon ces gôuts d’éternel
Me libérant de mes eaux
Plaisir insoutenable
Jouissance inégalable
Ces baisers me recouvrent
La communion s’entrouve
Entre un Dieu et son enfant
Ses fluides divin, mon propre sang
Fontaine s’écoulant sur mes contours
Me moulant de son amour
Chaleur de l’entaille
Froideur de la goutte
Froideur de la lame
Chaleur de sa route
La réalité s’assoupit
Je ne sais oú je suis
Le : 21/04/2004 00:00 Commentaire(4)

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