D'une majuscule à un point, les auteurs du net nous livrent, aujourd'hui et demain, leurs mots aux travers de leurs poemes. Dans le coeur de tous les écrivains du net, l'amour de la poesie est présent.



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Voyage au centre de la terre

Trotte, trotte dans ma tête

Ta marche fera de moi ta girouette

Jouette, rouette, infâme dînette

Tape, tape durement, vas-y éclate

Tape, tape, éclate ce sang noirâtre

Démesure, trip à l’air, je crache ta haine 

Je crache ma haine, assez, assez de toute cette merde.

Démesure mesure toujours dans ton mur

Rage inconciliable, inconcevable

Rage d’amour, rage qui ne tourne les pages

Tape, tape marche et arrache

Egoïsme, main mise, culpabilité

Des mots pour toi qui te font sonner

Je hais, j’ai mal et ça tu ne le blâmes

Hurle, détruit, toi, moi tout ce que tu vois

Hurle, détruit, qui en voudra plus que toi

Hurle, détruit, là on n’existe pas

Jamais, j’en peux plu de te savoir attaquer

Attaque, m’attaque, j’attaque et tu remets

Bordel à quand combien faudra t’il que ça saigne

Blême haine vaine, cogne ma tête, vise mes jambes

Arrache moi la peau, les dents, mes mots

Je suis à court, j’ai tout vidé, je cherche ma route

 

Et tu me cloues

Le : 02/06/2008 16:12 Commentaire(0)

Fithfilys

Vociférant des propos futiles en fanfaronnant
Fithfilys harponna vaillamment l’iris pétillant.
De sa longue échine dressée, pieu majestueux
S’échappa une onde sulfureuse, fugace évangile
 
Roseaux pliés, irradiés de cette pluie galvanissante
Foudroyante vicissitude burlesque les enivrant.
Tranchant mélange fantasque de Charybde et Scyllia
Dévoration sempiternelle de leurs ailes brutalement paria
 
Il imprégna dans la courbure tendre de leurs chaires
Une once d’amertume; se faufilant aux abords de leurs corps.
Chaudement égarées dans le creux de ses lianes, elles s’enterrent.
Volupté viscérale du sort de leurs râles émanant en dehors
 
Charmes de l’âme, ce qu’il y a d’infâme
S’entame près de son champ

Le : 10/03/2008 02:30 Commentaire(0)



Dans ces dédales entrelacés
Dans ces dédales entrelacés où l’âme échoue
Dans ces silences où le cœur déraille
Ouvert jusqu’au tréfonds qui submerge mes entrailles
Parcouru de ces souillures me dispersant
Je suis voué dans ces souffrances à crier de mille feux
Cherchant encore et toujours ce pourquoi
Le monde reste et s’en va pourtant
Ornière de mes craintes d’une perplexité sans nom
Absolu permanent d’abîmes béant
Grattant jusqu’à la mœlle ce qui me sert de raison
Vents intenables noyant mon corps
Coupé et blessé de ces éclats de réalité
Dévasté, parsemé de ces braises brûlantes
Mon être n’est plus qu’un cri sourd sous ce noir
Un cri disparaissant comme tout ce que je suis
Longue descente de chaque réveil
 
Quelle colère m’anime, quelle rage incommensurable
Quel désir de se sauver, quelle envie d’en finir
Ne demandant qu’à vivre, ne demandant qu’à survivre
Vivre si facile par instant ou si écorchement vivant 
 
Le : 29/01/2008 22:39 Commentaire(3)

Dévoration étouffante
Dévoration étouffante
Vouloir voler, s’envoler, se purger
Désirer et demander, quérir et pallir
Pourquoi tellement de désordre
Si loin de te comprendre
Recherche d’un sens n’arrivant
J’en veux à mon âme de ne savoir
Une incompréhensible force
Une indescriptible humiliance
Quelle importance, que puis-je souffrir
J’ai en moi cette palette qui me transforme

Je suis vidé, complètement absorbé
Ma substance vole à l’extérieur
Trempé de ces peurs
Mon écorce et mon cœur en sont imbibés
Las de rechercher des solutions
Las d’avoir peur de cette solitude
Las d’être parfois incompris
Las de l’attendre si souvent

Enorme amalgame transfiguré
Désordres sans nom
Culture de la mort inauguré
Parricide de l’abandon
-
Coquille échoué, rejeté
Le vent la pousse vers la mer
La mer la mène vers la terre
Tourne, tourne estropié
-
Joue de tes béquilles, saute
Tourne, tourne estropié
Ecrase-toi contre mon damier
Joue, joue et pleure, capote
-
Marchant de tes pas décalés
Oubliant de palier
En essayant de stopper
Tout ce bric à braque parsemé
-
Une poignée de cette senteur
Une cuillère de cette pâleur
J’y suis, mais ou suis-je ?
Troublé, avec ce vestige
Le : 09/12/2007 15:27 Commentaire(0)



Marion
En ce 2 janvier ,alors que le monde renait
Alors que la vie recommence son cycle
Une enfant, un grain de poussière est né
Une enfant, un coin de bonheur idyllique

Une boucle d'or trempée de lumière
Un regard gorgé de plaisir et d'amour
Réunissant à l'horizon ,le ciel et la mer
Belle attendant tout en haut de sa tour

D'obscures moments t'ont été infligés
Machoires du monde devenues si voraces
Ton âme pure,entre nous ,fut partagée
T'oubliant derrière une muraille de glace

Perdue ,apeurée, souffrant de vivre ainsi
Dans les 4 murs de ta chambre sombre
Torturée de douleurs qui t'asphyxient
Sur ton lit pleurant toutes ces ombres

Dur et tendre amour de ma vie, ma soeur
Celle pour qui j'ai donné ma main à jamais
Repose sur mon épaule,puise-y ma douceur
J'y essuyerai ces doutes qui ,t'envenimaient

Croire que tu puisses être à nouveau heureuse
Croire que tes chansons redeviendront joyeuses
Croire que tu puisses croire car nous y croyons
Croire que croire est possible ,alors décollons

Survolons les plaines,les déserts et les forêts
Envolons-nous au dessus de hautes montagnes
Plongeons dans cet immense espace inexploré
Partageons ce rêve de grandeur ,sans hargne

La vie est aussi belle qu'elle est imprévisible
Oui, le coin de bonheur idyllique est possible
Réécoute tes envies, pour te faire des plaisirs
Je serai là près de toi, sans jamais te trahir

Soeur de mon angoisse,
de ma vie et du sang

Je t'embrasse et je t'aime

au travers de tous ces "nouvel-an"
Le : 08/01/2007 23:25 Commentaire(2)

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